Architecture et urbanisme

Aqueduc de l'Aïn El Attig sanae:030002

Aqueduc de l'Aïn El Attig

Ancien numéro d'inventaire : 03/0002

Le tracé de l'aqueduc depuis la source de Aïn Gbula jusqu' aux traces repérées par H.Basset dans la rue Bab Chellah
en 1922 est le suivant:
- l'Aïn Gbula: au niveau de la source proprement dite(actuellement sous la tutelle de Redal) il ne subsiste aucune trace des premières conduites d'eaux.
-Tronçon du parc zoologique Naturel de Rabat.
-Tronçon de l'avenue Abd er-Rahim Bouabid.
-Tronçon de l'avenue Mohammed Bel Arbi-el Alaoui.
- Tronçon dans l'angle avenue des nations unies/Rue Ibn Hambel.
-Tronçon de la rue Bab Chellah
Les matériaux de construction sont identiques tout au long du canal, la partie supérieure des murs latéraux est constituée de grandes dalles de pierre taillée, tandisque le reste est constitué de moellons disposés de façon assez régulière , liés par un mortier de chaux.

Chronologie

Source de datation : Source historique
Commentaire libre : Époque ou siècle : XII ème siècle Datation de la localisation : XII è s

Personnes et organismes associés

Personne ou organisme associé : Abd el Moumen maitre d'œuvre

Notice historique et descriptive

Historique :

d'après les citations de historiographes(Abu Baker es-Sanhaji(el -Baydeq), Ibn Sahib As-Salat, l'auteur de l'Istibssar, Léon l'africain, Marmol…) on peut déduire que l'aqueduc de Aïn Attig est l'œuvre du souverain almohade Abd el Moumen(1130-1163).
L'aqueduc apportait l'eau de cette source naturelle pour alimenter les réservoirs situés dans la nouvelle qasba comme l'indique l'auteur de l'Istribssar. L'eau courante servira pour alimenter la grande mosquée, le palais, les autres habitations d'el Mehdiya et les troupes qui campaient aux alentours.
Vers le milieu du XII ème siècle, l'aqueduc devait subir une destruction au cours des luttes entre les Almohades et les Mérinides. Toutefois, il semble que cet aqueduc avait été réutilisé à cette époque puisque en 1284 Abou Youssof Yaakoub ben abd el Haq fit restaurer la conduite par un nommé Bel Haj, et l'eau fut ainsi ramenée jusqu'à la qasba.
En-Nassiri rapporte que le souverain alaouite Sidi Mohammed ben Abdellah amena de l'eau à son palais de l'Aqueduc. On peut croire qu'il s'agissait de celle de Aïn Gbula dont l'aqueduc fut remanié ou restauré et par la suite réutilisé puisqu'à la veille du protectorat, la même source desservait encore le Dar el-Makhzen.
En fin, nous pouvons conclure que l'aqueduc de Aïn Gbula après son édification à l'époque almohade, avait continué d'être utilisé après sa refection, pour amener l'eau potable à la ville de Rabat.

Intérêt de l'œuvre : cet aqueduc permet de comprendre les premiers systèmes d'adduction de l'eau utilisés par les dynasties du Maroc. Son intérêt est à la fois architectural et historique.
Description :

Le tracé de l'aqueduc depuis la source de Aïn Gbula jusqu' aux traces repérées par H.Basset dans la rue Bab Chellah
en 1922 est le suivant:
- l'Aïn Gbula: au niveau de la source proprement dite(actuellement sous la tutelle de Redal) il ne subsiste aucune trace des premières conduites d'eaux.
-Tronçon du parc zoologique Naturel de Rabat.
-Tronçon de l'avenue Abd er-Rahim Bouabid.
-Tronçon de l'avenue Mohammed Bel Arbi-el Alaoui.
- Tronçon dans l'angle avenue des nations unies/Rue Ibn Hambel.
-Tronçon de la rue Bab Chellah
Les matériaux de construction sont identiques tout au long du canal, la partie supérieure des murs latéraux est constituée de grandes dalles de pierre taillée, tandisque le reste est constitué de moellons disposés de façon assez régulière , liés par un mortier de chaux.

Protection / Statut juridique

Commentaire libre : cet aqueduc n'est pas classé en tant que monument historique chose qui augmente les risques de défiguration de son tracé.

Localisation

zones

Autres informations sur la localisation

  • D'autres coordonnées précises sont disponibles sur demande.
  • Cercle : Temara