Architecture et urbanisme

Bab er-Rouah tm:0066

Ancien numéro d'inventaire : 39/0030

Elle fut construite par les Almohades au XIIème siècle.

Bab Ar-Rouah est non seulement la plus grande porte almohade de l’enceinte mais également la mieux conçue et conservée parmi celles construites à la même époque. C’est une porte à quatre coudes, large de 28.01m et profonde de 26.93m. Un arc brisé et surhaussé, aménagé au cours de la seconde moitié du XII/XVIIe siècle, mène à quatre salles carrées de 5.65m de côté. Il s'agit d'une porte monumentale qui est flanquée de deux tours saillantes. Une inscription en écriture coufique en enveloppe la voussure et enferme deux écoinçons ornés d’un entrelacs floral à base de palmettes et timbrés de coquilles en relief. Une frise reposant sur des colonnettes engagées coiffe l’ensemble et en rehausse la façade dont la hauteur atteint 12m. Elle comprend quatre salles carrées dont la troisième est à ciel ouvert. Quant aux matériaux employés, on a recours à tous les éléments connus, à savoir le moellon, le béton et la pierre de taille. Si le plan de Bab er-Rouah diffère de celui de la porte de la Casbah des Oudayas, son décor présente les mêmes particularités à part l’arc d’ouverture qui a probablement été ajouté à l’époque du sultan alaouite Sidi Mohamed Ben Abdallah. C’est un rectangle composé de plusieurs arcs superposés, d’écoinçons, de frises, de bandeau épigraphique et enfin de consoles. Au-delà du décor recherché et très harmonieux, ce qui étonne c’est les moellons qui constituent l’avancée des deux saillants. Ceux-ci sont recouverts en partie d’un enduit où l’on a simulé de faux joints , si bien qu’à première vue on a tendance à croire qu’il s’agit en fait d’une construction en pierres taillés bien appareillées.

Notice historique et descriptive

Description :

Elle fut construite par les Almohades au XIIème siècle.

Bab Ar-Rouah est non seulement la plus grande porte almohade de l’enceinte mais également la mieux conçue et conservée parmi celles construites à la même époque. C’est une porte à quatre coudes, large de 28.01m et profonde de 26.93m. Un arc brisé et surhaussé, aménagé au cours de la seconde moitié du XII/XVIIe siècle, mène à quatre salles carrées de 5.65m de côté. Il s'agit d'une porte monumentale qui est flanquée de deux tours saillantes. Une inscription en écriture coufique en enveloppe la voussure et enferme deux écoinçons ornés d’un entrelacs floral à base de palmettes et timbrés de coquilles en relief. Une frise reposant sur des colonnettes engagées coiffe l’ensemble et en rehausse la façade dont la hauteur atteint 12m. Elle comprend quatre salles carrées dont la troisième est à ciel ouvert. Quant aux matériaux employés, on a recours à tous les éléments connus, à savoir le moellon, le béton et la pierre de taille. Si le plan de Bab er-Rouah diffère de celui de la porte de la Casbah des Oudayas, son décor présente les mêmes particularités à part l’arc d’ouverture qui a probablement été ajouté à l’époque du sultan alaouite Sidi Mohamed Ben Abdallah. C’est un rectangle composé de plusieurs arcs superposés, d’écoinçons, de frises, de bandeau épigraphique et enfin de consoles. Au-delà du décor recherché et très harmonieux, ce qui étonne c’est les moellons qui constituent l’avancée des deux saillants. Ceux-ci sont recouverts en partie d’un enduit où l’on a simulé de faux joints , si bien qu’à première vue on a tendance à croire qu’il s’agit en fait d’une construction en pierres taillés bien appareillées.

Intérêt de l'œuvre : historique et architectural

Etat de conservation

État général de conservation : Bon
Commentaire libre : fonctionnel

Protection / Statut juridique

Type de protection : inventorié, classé
Référence du text de protection : Dahir du 22- 06 -1914 (25 Rejeb1332) B.O.N° 90 du 08 -1914. p. 587